Les projets de parcs

Pour compléter le réseau des parcs naturels franciliens et favoriser le rééquilibrage vers l’est, la création de deux nouveaux parcs est prévue en Seine-et- Marne.

Cap sur le futur parc de la Brie et des deux Morin

Situé au nord-est de la Seine-et-Marne, Brie et deux Morin doit devenir d’ici à quelques années le cinquième parc naturel d'Île-de-France. Territoire regroupant 172.000 habitants, il est riche en exploitations agricoles (on en dénombre 900), en monuments historiques (74), en sites naturels classés et en cours d’eaux (1.000 km). Mais également fragilisé par un nombre d’emplois par habitants qui ne cessent de se réduire, ou encore par un manque de services de santé, de transports ou de gardes d’enfants.

Préserver l’environnement, développer emplois et services

Autant de caractéristiques qui en font le cadre tout désigné d’un nouveau parc naturel régional. Pour des raisons simples : conçu pour les territoires habités à dominante rurale et reconnus pour la qualité de leur patrimoine et de leurs paysages, le PNR est un outil qui permet non seulement de préserver l’environnement, mais aussi de développer l’économie locale, l’emploi et les services, l'aménagement du territoire, l'innovation et l'expérimentation.
Il s’agit d’aménager le territoire de façon équilibrée et durable, d’affirmer un développement économique maîtrisé, s’appuyant en premier lieu sur les ressources et les filières locales, et de mettre en valeur les patrimoines et l’identité rurale. Pour la Région, ce projet s’inscrit dans le cadre de son outil d’aménagement et de planification territoriale à l’horizon 2030, le Schéma directeur de la région Île-de-France (Sdrif).

La création d’un parc naturel régional constitue une réelle opportunité pour dynamiser l’action locale et coordonner les projets en prenant appui sur des moyens techniques, humains et financiers à la mesure des besoins du territoire. À terme, la présence d’une équipe technique constituée de spécialistes dans divers domaines (culture, économie, urbanisme, etc.) est amenée à conforter le rôle du Parc en mettant en œuvre des actions structurantes.

Vers un Sixième parc dans le Bocage gâtinais

La création d’un nouveau parc naturel régional au sud de la Seine-et-Marne, à cheval sur les régions Centre, Bourgogne et Île-de-France, est à l’étude depuis 2011. L’objectif poursuivi par la Région Ile-de-France est de favoriser un projet concerté et cohérent à une échelle interrégionale.

Un territoire fragile

Situé entre les vallées de l'Yonne, du Loing et de la Cléry, le périmètre d'étude du futur parc naturel régional du Bocage Gâtinais s’étend sur 78 communes - dont 35 franciliennes - qui représentent 110.000 hectares et 61.000 habitants. Entouré de villes médiévales telles que Sens (Yonne), Nemours (Seine-et-Marne) ou Courtenay (Loiret), qui pourraient être associées au projet en tant que « villes portes », le Bocage Gâtinais dispose d’une forte identité territoriale caractérisée par ses hameaux au riche patrimoine rural, ses plateaux agricoles et ses paysages diversifiés et préservés : plaines, étangs, milieux humides, rivières, espaces boisés, buttes rocheuses. Il en découle un patrimoine naturel foisonnant tant au niveau botanique que zoologique.

Transformer ce territoire en parc naturel régional permettra de mieux le valoriser, mais aussi de mieux le protéger. Il est en effet fragilisé par plusieurs facteurs : l’autoroute A6 qui le traverse, l’implantation de zones d’activités, la pression foncière importante en raison des migrations résidentielles de la zone urbaine de Paris et des villes voisines. Depuis 30 ans, la population du Bocage Gâtinais a augmenté de 72% sans que ceci ne se traduise par des retombées économiques.

Les étapes de la création du parc

En 2011, les Régions Bourgogne, Centre et Île-de-France ont engagé l’étude du projet de parc, identifiant l’ARBG comme relais de concertation locale. Après une première phase de concertation fin 2013 qui a mobilisé plus de 150 personnes, l’étude de faisabilité en cours comprend un diagnostic approfondi du territoire confié à l’Institut d’Aménagement et d’Urbanisme d’Île-de-France (IAU-IdF), ainsi qu’une analyse du patrimoine naturel confié pour la partie flore au Conservatoire Botanique National du Bassin Parisien (CBNBP) et pour la partie faune au bureau d’études Biotope. Les conclusions de ces études, nécessaires aux trois Régions pour étayer l’argumentaire qui leur permettra de demander l’engagement de la procédure de classement du territoire en PNR auprès de l’Etat, seront présentées aux acteurs locaux courant 2015.